julie liger – sebastien hirel – chateau lacoste

Julie Liger, mode etc.

Julie Liger est jeune et jolie, lookée à mort, passionnée de mode, d’architecture, d’art, de photographie… et de musique (vous comprendrez en lisant son interview !). On pourrait presque arrêter là la présentation pour vous attirer dans ses filets. Mais on ne va pas se priver de vous étaler son brillant CV : à seulement 33 ans, la jeune femme a su se faire une place dans le milieu de la mode en travaillant chez Givenchy, à la direction artistique du Festival International de Mode et de Photographie d’Hyères, avec la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode ou dans un autre registre pour les soirées Plaisir Collectif. À côté de ça, la belle brune — photographe de formation (elle a fait 10 ans d’études artistiques dont l’école de l’image Les Gobelins à Paris) — contribue régulièrement sur le blog pointu The Kinsky. Vous l’avez compris, Julie Liger sait reconnaitre la branchitude à des kilomètres, et nous donne aujourd’hui un aperçu de sa vie à Marseille ! 

24h à Marseille, tu fais quoi ?
Famille, mer, famille, colline, famille, cuisiner, famille. Toutes mes sœurs et mon frère sont maintenant à Marseille, ils sont exceptionnels et « à ne pas rater » !

Un créateur à découvrir 
Le gagnant du prochain Festival International de Mode et de Photographie d’Hyères ! (et sinon mon cœur appartient à Léa Peckre <3 ).

Un album à mettre en boucle 
Houla ! Un c’est impossible. Moi j’écoute tout, et je suis tombée dans l’obsession d’écouter un album en boucle plusieurs fois : 

In evening Air de Future islands 2010, Anika de 2010, Move in Spectrums d’Au revoir Simone 2013, Olympia  d’Austra 2013, Brothers des blacks keys 2010, Cupid Deluxe de Blood orange 2013,  l’album de Blouse de 2011, For emma, forever ago de Bon iver 2008, Paradis retrouvé de Christophe 2013, Kill for love des Chromatics 2012, Cults album de 2011, Wildheart de Miguel 2015, Desintegration de The cure 1989, If you leave de Daughter 2013, Ok Computer de Radiohead 1997, L’unplugged de Björk 1994, Dummy de Portishead 1994, Unknown Pleasures de Joy Division 1979, tout Nirvana bien sur !  LP1 de FKA Twigs 2014, Rumours de Fleetwood mac 1977, Total Life Forever de Foals 2010, Days are Gone de Haim 2014, Total Loss de How to Dress Well 2010, In colour de Jamie XX 2015, Begone Dull Care des Junior Boys 2009, Blood Pressure des Kills 2010, King Krue album de 2011, Goodbye de Koudlam 2009, psychic de Darkside 2013, In tension de Light Asylum 2014, Hummingbird des Local Natives 2014, Mezzanine de Massive Attack, She Hangs Brithly de MAzzy Star, Boxer de the National 2007, Currents de Tame Impala 2015, Tamer Animals de Other lives 2012, Too Bright de Perfume Genius 2014, W de Planning to Rock 2013, Gone Blind de Porcelain Raft 2011, In the Grace of your love de the Rapture 2011, Woman de Rhye 2013, SBRTK 2012, Again and Again de Thieves like Us 2011, Dear Science de Tv on the radio 2010, beauty vehind the madness de the  Weeknd 2015, These wings de Wise Blood 2011, Back to Land de Wooden Shjips 2014, Talk that talk de Rihanna 2011, The Sexorcist de Necro 2005, Yeezus de Kanye west 2013,It was written de Nas 1996, Miss e… so addictive de Missy Elliot 2001, L’école du micro d’argent d’I am 1997, Movement 2014, Good Kide m.a.a.d city de Kendrick Lamar 2012, Hunky Dory de david bowie 1971, F#a#infinity de Godspeed you blabk emperor 1996, La Llrorana de Lhasa de  Sela 1998, Horses de Patti Smith 1975,  ….

L’album d’en ce moment : Me de Empress of 2015Liste non exhaustive mais qui, je me rends compte, en dit beaucoup sur moi.

Une lubie 
Mes seules lubies sont liées à la nourriture. Quand il pleut le dimanche : je dois faire des crêpes !  Je suis obsédée par les truffes, la poutargue, les oursins, le figatellu, les petits cœurs d’artichauts à l’huile d’olive ! (liste non exhaustive !). Je peux faire des kilomètres et des caprices pour ce genre de trésors. Je cuisine beaucoup, et si j’ai décidé quelque chose impossible de l’ôter de ma tête.

Une bonne table
À Marseille, elles fleurissent de plus en plus et merci ! J’ai envie de dire enfin ! Le Santa Bongo évidemment pour la qualité des produits, de l’accueil de François et Tania, le cadre simplissime où rien n’est laissé au hasard. Quand ils ont ouvert, ils ont redonné un souffle à la ville. La Parenthèse (restaurant caché impasse de Riou derrière le Red lion dans le 8ème) est au cœur de mon quartier d’enfance, allez-y pour la précision des créations des deux cuistots, et allez-y pour boire nature, l’hiver c’est le petit restaurant le plus chaleureux de la ville. La Pizzeria de la Bonne Mère est aussi une adresse incontournable ! Et prochaine étape pour moi : aller au AM (Alexandre Mazzia), j’y pense depuis des mois.

Un déj sur le pouce 
Je ne peux pas éviter la Relève (bd d’Endoume) maintes fois citée, cette adresse mérite largement sa bonne réputation. Tout est bien : la terrasse, le bar, les 3 plats du jours concoctés qu’avec des produits d’une fraicheur extrême servis par le mec le plus frais de la ville (Greg Hessmann), et les desserts oh la la ! Je vais aussi régulièrement au Green Bear qui a ouvert depuis peu une deuxième adresse à la Préfecture (bd Paul Peytral) : pour les adeptes du manger bio manger bien, je suis belle de l’intérieur comme de l’extérieur. Ils offrent un rapport qualité/prix imbattable ! Enfin tout autant que le Moon Burger (bd de la Corderie) pour les faims de junk food pas si junk que ça, des Burgers délicieux ! Allez voir leur application pour smartphone elle est top pour les flemmards dans le canapé devant l’OM : ils livrent !

Ton shopping 
Jogging, Maison Empereur et Emmaüs : voilà mon trio gagnant marseillais !

Un artiste 
Fouad Bouchoucha, le Marseillais qui rayonne dans l’art contemporain. Il faut aussi suivre sans hésitation tous les artistes que vous proposent à travers différents rendez-vous, Emmanuelle Luciani et Charlotte Cosson. Et aussi, évidemment, aller à l’incontournable Salon art-o-rama à la Friche Belle de Mai chaque année à la toute fin août. L’art contemporain s’impose à Marseille et Marseille commence à s’imposer à l’art contemporain grâce à ces personnes.

Une escapade 
La Villa Noailles à Hyères, à peine plus d’une heure de Marseille c’est un peu ma deuxième maison, mon deuxième bureau. En tous cas, c’est un lieu incontournable non seulement pour ce qu’elle est : une construction magistrale de Robet Mallet-Stevens avec une aura rare, forte de son histoire d’une richesse extrême, mais aussi pour chacun des rendez-vous incontournables qu’elle propose : tout d’abord le Festival international de Mode et de Photographie fin avril qui est le rendez-vous référence de la jeune création de mode, La design Parade au mois de juillet, mais aussi le Festival des Pitchouns : au moment de Noël un maximum d’activités généreuses et intelligentes pour les enfants. Jean Pierre Blanc, Magalie Guérin et toute l’équipe ont une énergie et un talent pour faire vivre cet endroit qui m’époustoufle.

Fin juillet, elle héberge aussi le Midi Festival, où les groupes à découvrir s’enchaînent au milieu du chant des cigales. Faites confiances aux oreilles de Frederic Landini fondateur et programmateur du festival.

Allez-y en ce moment pour voir l’exposition « Images de Mode », vous y verrez entre autres des photographies de mon Marseillais référence : Olivier Amsellem. Qui est avant tout pour moi un œil sur le paysage et l’architecture d’une justesse et d’une poésie rare.

Un spot à instagramer 
La vue de ma fenêtre ! J’ai la chance de vivre face à ma Méditerranée, je ne m’en lasse jamais. Et aussi tous les lieux dans lesquels Plaisir Collectif vous emmène pour faire la fête. Suivez-les, vous ne serez jamais déçus !

Le site de Julie Liger : www.julieliger.com – Son Instagram : instagram.com/julieliger/
Photo : Julie Liger, au Château la Coste © Sebastien Hirel