charlotte et emmanuelle

Emmanuelle et Charlotte, l’art rencontre le cool

Qui sont ces deux jolies filles photographiées par Olivier Amsellem au milieu d’une fôret ?
Emmanuelle Luciani et Charlotte Cosson, l’une est Marseillaise et l’autre a quitté Paris pour s’installer à Marseille. Toutes deux sont curatrices d’exposition à la GAD (Galerie Arnaud Deschin), au MAMO (centre d’art de la Cité Radieuse) et directrices artistiques du PARADISE / A space for screen addiction à la maison de vente Leclere. Nous avons eu envie de connaitre les habitudes de ces deux jeunes femmes brillantes qui réussissent à produire des expos tout aussi visuelles qu’intellectuelles. Voici leurs bonnes adresses :

Farniente ET Un déj sur le pouce :
Ce que nous aimons à Marseille, c’est qu’il n’est pas nécessaire de consommer pour se sentir vivre comme à New York ou Paris où nous avons vécu. Ici, il suffit de trouver une calanque pour passer un moment paradisiaque. Au nord de l’Estaque, aux Goudes ou à Sormiou, il y a toujours un rocher sublime sur lequel penser.

Une virée arty :
Depuis une petite année, Luxury Lobster a ouvert ses portes rue Édouard Delanglade. C’est un lieu associatif qui ouvre durant certaines soirées pour des vernissages dans une atmosphère et une déco très DIY. Les vernissages à – lieu d’exposition pour l’art actuel et à La GAD sont toujours explosifs – à l’image des artistes qu’ils présentent, parfois issus des très bonnes résidences Triangle ou Astérides.

Un artiste à découvrir :
En 2013, nous avons découvert beaucoup de jeunes artistes. C’est un des piliers de notre métier. Certains étaient inconnus en France, malgré leur grand talent. C’est le cas de Manuel Fernandez et Takeshi Murata dont nous avons projeté les vidéos à PARADISE/A Space for Screen addiction, notre nouveau lieu dédié à l’addiction à l’écran au sein de Leclere Maison de Ventes. À La GAD, nous exposons actuellement Ditte Ejlerskov prônant Rihanna comme icône féministe, ainsi qu’Estrid Lutz & Emile Mold qui opèrent un tournant au sein de la génération des digital natives. Aucun n’avait précédemment été exposé dans un lieu dédié à l’art contemporain en France.

Une séance shopping :
Entre PARADISE, notre prochaine exposition au MAMO, les articles et les projets  à l’étrangers, nous n’avons pas beaucoup de temps pour faire du shopping. Alors nous restons « locales ». Vient de s’ouvrir un petit magasin/café au 3e étage de la Cité Radieuse – le 318 – où nous passons régulièrement. Aussi, la boutique du MAMO offre de très beaux objets de design, notamment signés Ora ïto le fondateur et propriétaire de ce centre d’art, et des vêtements comme ceux de Stockholm Syndrome, une jeune marque marseillaise.

Une bonne table :
Nous adorons Le Château, à Sormiou. Pour sa vue mais également la qualité de ses mets, préparés dans des conditions peu communes. Ils n’ont là-bas ni eau, ni électricité courantes, comme partout dans cette calanque heureusement protégée de la spéculation immobilière grâce à l’amour que ses habitants lui portent.

Pour danser :
Toutes les fêtes où mixe le duo Ideal Corpus. Ce sont des sculptures vivantes dont le son enflamme même les plus récalcitrants. Nous les invitons à chaque fois que nous organisons les after-party de nos vernissages comme ORACULAR/VERNACULAR aux voûtes de la Major en lien avec notre exposition éponyme au MAMO (14 décembre 2013) ou A SIP OF COOL chez Leclere Mdv pendant Art-O-Rama (30 août 2014), avec des projections d’Estrid Lutz & Emile Mold afin de parfaire l’atmosphère « fin de partie ».

Le spot à instagramer :
Nous sommes un peu old fashion: nous n’utilisons pas instagram. Nous sommes des curators avec une formation d’histoire de l’art. Pour nous, il n’y a pas d’image possible sans texte, et vice versa. Ou en tout cas nous refusons de choisir ! Mais il est vrai qu’on ne se lasse jamais de prendre des photos-souvenirs de l’œuvre in situ de Buren, en dialogue avec l’architecture de Le Corbusier sur le toit de la Cité Radieuse et à l’intérieur du MAMO.


Crédit photo : Olivier Amsellem